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And Patrick Habis

Pour une critique politique du terrorisme

Bernard Ravenel: Membre du comité de rédaction de Confluences Méditerranée

La condamnation du terrorisme ne naît pas seulement de considérations politiques contingentes ou changeantes. Le point de départ est la conviction que la fin ne justifie pas les moyens, qu’il y a des moyens inacceptables en toute circonstance. Telle est la limite qu’il faut imposer à la barbarie de ceux qui croient que des objectifs politiques acceptables peuvent nous faire accepter des gestes inacceptables. Le terrorisme islamique est inacceptable quand il frappe des innocents sans distinction parce qu’il pratique l’homicide comme une politique. Il est brutal, inhumain, sans circonstance atténuante. La terreur exercée par l’armée israélienne n’est pas qualitativement différente mais avec une énorme disproportion de forces : une bien étrange démocratie qui se permet une politique d’exécutions sommaires tandis que trois millions de Palestiniens sont réduits à l’état de prisonniers par un terrorisme d’Etat arbitraire qui les soumet à une répression monstrueuse. Chaque soldat est libre d’humilier, frapper ou tuer quiconque. Personne ne le condamne dans l’Etat de droit le plus démocratique du Moyen-Orient. Qu’ils soient des civils palestiniens ou israéliens, les morts ont la même sacralité.

Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 43 : Israël-Palestine après le 11 septembre, sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2002-4.htm