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Le « déclassement » de la Syrie sur le dossier Palestinien et la nouvelle ambition diplomatique jordanienne

Sébastien Laroze Barrit:
1er février 2012
Alors que la Ligue arabe a décidé d’interrompre la mission de ses observateurs en Syrie, la situation dans le pays reste dans l’impasse. Le 6 janvier 2012, Damas a été une nouvelle fois le théâtre d’un attentat imputé par le régime à l’opposition. Aussi, celui-ci a promis de punir d’une « main de fer » [2] les auteurs de l’attaque.

Face à ces derniers évènements, la « solution arabe » a fait l’objet d’un scepticisme de plus en plus affiché. Celui-ci était partagé non seulement par l’opposition, qui avait manifesté le 6 janvier pour « l’internationalisation » du conflit, mais aussi par la communauté internationale qui, à l’image d’Alain Juppé, avait jugé que la Ligue n’était pas « en mesure de faire son travail correctement » [3] .

Par ailleurs, le Qatar qui présidait le Conseil de la Ligue arabe au moment de l’envoi d’observateurs et qui avait été le principal artisan de la solution arabe avait rapidement pris ses distances avec ces derniers en admettant que des « erreurs » [4] avaient été commises. Quant aux autres tentatives de résolution du conflit, elles n’ont pas eu plus de succès. En particulier, les sanctions unilatérales prises par l’Europe, les Etats-Unis ou encore la Turquie n’ont pas fait plier Bashar al-Assad.

Par conséquent, face à l’intransigeance du régime, toute solution extérieure à la Syrie semble promise à l’échec. De même, les solutions envisagées par le régime afin de regagner de la légitimité n’ont pas eu l’effet escompté. En avril 2011, la levée de l’interdiction du voile pour les enseignantes, et la fermeture de l’unique Casino syrien [5] n’ont pas permis au régime de se réconcilier avec les islamistes. Aussi, la naturalisation de « dizaines de milliers » [6] de Kurdes et la levée de l’état d’urgence le 21 avril [7] n’ont pas cassé l’élan de l’opposition.

Cependant, on peut s’étonner que Bashar–Al-Assad n’ait pas utilisé l’une de ses armes favorites du régime pour gagner de la légitimité auprès des syriens et plus généralement auprès des arabes : le conflit israélo-palestinien. Ce constat est d’autant plus surprenant que ce dossier est particulièrement d’actualité depuis la demande de reconnaissance de l’Etat palestinien déposée par le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, auprès du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-Moon le 23 septembre 2011. Ainsi, il est surprenant que le régime n’ait pas utilisé cette demande et le rejet de celle-ci par Barack Obama [8] pour fustiger la politique américaine, voire européenne de « deux poids, deux mesures » à l’égard du Monde arabe. Bashar al-Assad aurait pu se servir de ce prétexte pour détourner l’attention à la fois des Syriens et de la communauté internationale sur ce qui se passe en Syrie.

D’ailleurs, si le régime de Bashar-as Assad n’a pas exploité le conflit israélo-palestinien, en revanche, le roi Abdallah II de Jordanie lui aussi en proie à des contestations est particulièrement actif sur la question depuis quelques mois. Alors que les soulèvements en Syrie ont contraint Bashar al-Assad à marquer une pause dans leur activité diplomatique, au contraire, le roi Hachémite multiplie les rencontres. En effet, ces derniers temps, le souverain jordanien a été régulièrement invité par les dirigeants européens et américains pour donner son analyse sur le Printemps arabe. Il semblerait donc que le roi profite de ce Printemps arabe et de l’affaiblissement des anciens régimes pour renforcer son poids diplomatique dans la région. Le dynamisme de la diplomatie jordanienne est d’ailleurs particulièrement visible à travers son implication dans le dossier israélo-palestinien.

Ainsi, il est pertinent d’observer comment la Syrie a perdu son leadership sur le dossier palestinien au profit du royaume jordanien dont la capacité diplomatique a été dopée par le Printemps arabe.

Nous étudierons dans un premier temps comment la demande de reconnaissance de l’Etat palestinien déposée par Mahmoud Abbas à l’ONU est révélatrice d’un « déclassement » de la Syrie sur le dossier palestinien. Aussi, nous observerons la situation délicate dans laquelle se trouve le Hamas vis-à-vis de la Syrie qui accueille son quartier général. Parallèlement, nous constaterons la reprise en main du processus de paix israélo-palestinien par la Jordanie. Enfin, nous montrerons plus généralement comment le royaume hachémite profite de la déstabilisation de la région pour renforcer sa capacité diplomatique au Moyen-Orient.

La demande de reconnaissance de l’Etat palestinien : un piège pour la Syrie

Le conflit israélo-palestinien a été un facteur de rayonnement diplomatique pour la Syrie de Bashar al-Assad. Dans les années 90, la diplomatie syrienne qui demandait un accord global entre les Etats arabes et Israël, a été mise en échec lors des accords d’Oslo. Damas s’est retrouvée isolée après que l’OLP et la Jordanie eurent chacun négocié un accord séparé avec Israël. Cependant, dans les années 2000, l’échec d’Oslo, l’augmentation du nombre de colonies israéliennes ou encore l’atomisation du mouvement national Palestinien [9] après la mort de Yasser Arafat en 2004, permettent de faire émerger la Syrie de Bashar al-Assad comme un acteur incontournable dans la résolution du conflit israélo-palestinien. A travers son appui au Hezbollah, au Jihad islamique palestinien ou encore au Hamas, la Syrie apparaît alors comme le soutien principal à la cause palestinienne. Ce rôle de « grand frère de la Palestine », plus surjoué plus que réel, a d’ailleurs été un facteur essentiel de légitimité pour le régime de Bashar al-Assad. Pourtant, on constate que si la demande de Mahmoud Abbas s’affranchit des négociations habituelles avec Israël et les Etats-Unis, elle s’exonère aussi d’une consultation de la Syrie. Cette demande a ainsi révélé que l’appui de la Syrie n’était plus primordial pour l’Autorité palestinienne.

Si la demande de Mahmoud Abbas a révélé un certain « déclassement » de la Syrie dans le dossier palestinien, elle a aussi placé le régime syrien dans une situation délicate. Bashar al-Assad ayant été tenu à l’écart de cette initiative n’a pas souhaité la soutenir. En effet, en soutenant la démarche du leader palestinien, le Président syrien aurait de facto accepté d’être marginalisé sur le dossier israélo-palestinien. Toutefois, il n’a pu s’y opposer non plus pour ne pas risquer de vexer la frange palestinienne qui soutient la candidature. Par conséquent, le régime s’est retrouvé piégé par la demande palestinienne et a choisi d’opter pour le silence sur cette candidature.

La fin de la lune de miel entre Damas et le Hamas ?

Si l’initiative du leader de l’Autorité palestinienne a mis en évidence le déclassement de la Syrie dans le conflit israélo-palestinien, il semblerait aussi que la relation entre Damas et le Hamas se soit aussi dégradée. Après son expulsion de Jordanie en 1999, le Hamas a accepté l’invitation de la Syrie à installer son quartier général à Damas. Aujourd’hui, bien que le Hamas remercie officiellement Damas pour son accueil, le mouvement se retrouve dans une situation délicate pour deux raisons. En tant que mouvement islamiste et palestinien, le Hamas souffre à double titre de la répression du régime syrien. Tout d’abord, les réfugiés palestiniens en Syrie sont eux aussi victimes de la répression. Ainsi, le bombardement d’un camp palestinien près de Lattaquié [10] le 14 août 2011, par les forces syriennes en est la meilleure illustration. Cette attaque a d’ailleurs été qualifiée par le Secrétaire général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de « crime contre l’Humanité » [11] . Plus de 5000 [12] réfugiés ont dû fuir le camp suite au bombardement. De plus, si le Hamas est embarrassé par la répression qui touche les Palestiniens, il est aussi confronté à un dilemme concernant un mouvement qui lui est très proche : les Frères musulmans syriens. Le Hamas a été créé en 1987 par les Frères musulmans [13] . Or, ces derniers, à l’image du leader des Frères syriens, Mohammad Riad Shakfa, se sont ralliés au Conseil national syrien : l’un des principaux groupes de l’opposition. La répression en Syrie a donc conduit Khaled Meshaal dans l’impasse. Etant accueilli à Damas, il ne peut fustiger la politique de Bashar al-Assad et risquer des représailles contre les Palestiniens en Syrie et contre lui-même mais d’un autre côté son silence peut porter atteinte à la popularité de son mouvement. Le seul engagement du leader du Hamas a été d’accepter de se faire le relais du Secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El Arabi, auprès du régime syrien pour lui demander d’être plus coopératif [14] .

Le malaise du Hamas peut d’ailleurs être perçu à travers les rumeurs qui courent sur le mouvement. Certains ont évoqué le projet du Hamas de déplacer son quartier général vers Amman ou vers le Caire [15] . Aussi, d’après Al Hayat, un des responsables du bureau politique du Hamas, Moussa Abu Marzouk a choisi de quitter Damas avec sa famille pour s’installer au Caire [16] .

Le dynamisme de la Jordanie dans la résolution du conflit israélo-palestinien

La Jordanie a clairement dénoncé la réaction du régime de Bashar al-Assad face aux protestations. Dans une interview accordée à la BBC le 14 novembre, le roi jordanien a ainsi déclaré à propos du président syrien : « Si j’étais à sa place, je quitterais le pouvoir » [17] . De plus, la Jordanie est l’un des six pays arabes ayant adopté la résolution des Nations Unies du 22 novembre condamnant la répression en Syrie. Bien entendu, cette position est en cohérence avec la politique étrangère traditionnellement pro-américaine de la monarchie. Cependant, si le petit royaume a choisi d’afficher des positions aussi claires contre son puissant voisin [18] , c’est parce qu’il a compris l’aubaine que représentait la crise syrienne pour sa diplomatie.

Celle-ci a été particulièrement active, ces derniers mois, sur la question palestinienne pourtant chasse-gardée de la Syrie. Le roi Abdallah II a ainsi rencontré le représentant de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas le 21 novembre à Ramallah quelques jours avant la rencontre entre ce dernier et Khaled Mechaal. Cela faisait onze ans [19] que le souverain n’avait pas visité la Cisjordanie. De plus, Khaled Mechaal est arrivé à Amman le 29 janvier 2012, une visite facilitée par la médiation du Qatar [20] . Cet événement, n’est pas anodin, le leader du Hamas a été expulsé du Royaume hachémite en 1999 et n’y est pas retourné depuis treize ans. Ce faisant, il envoie un signal positif à ses propres frères musulmans dans un contexte d’agitation de l’opinion publique jordanienne sur fond de révolte arabe.

Avec la crise syrienne, le Hamas a donc compris que le dossier palestinien était maintenant entre les mains du roi jordanien qui souhaite jouer un rôle de premier plan dans le rapprochement entre l’Autorité palestinienne et le Hamas.

Si le souverain jordanien a souhaité se rapprocher des représentants palestiniens, il persévère aussi dans sa politique de main tendue vis à vis d’Israël. Le roi a ainsi accueilli Shimon Peres le 28 novembre 2011 [21] à Amman. Ainsi, Abdallah II profite aussi de l’espace diplomatique laissé par l’Egypte en pleine reconstruction politique. Ainsi le souverain reprend le rôle de Moubarak qui se positionnait comme un intermédiaire entre Israël et le monde arabe. L’ancien président égyptien avait par exemple tenté de relancer le processus de paix en invitant le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Sharm el Sheikh en janvier 2011 [22] . Au final, le roi Abdallah II a réussi à ramener l’autorité palestinienne à la table des négociations qu’elle avait quittée en septembre 2010. Ainsi, Amman a accueilli les 3, 9 et 15 janvier [23] trois rencontres entre représentants palestiniens et israéliens.

En jouant ce rôle d’intermédiaire dans le conflit israélo-palestinien, Abdallah II peut espérer un double bénéfice. Tout d’abord, dans un contexte d’agitations politiques en Jordanie, des avancées sur le dossier israélo-palestinien pourraient permettre au roi de gagner en popularité auprès de ses « sujets » dont « plus de la moitié » [24] est d’origine palestinienne. Deuxièmement, en organisant les négociations, le roi hachémite s’assure le soutien des leaders occidentaux et d’Israël qui n’ont pas intérêt à ce que le régime soit renversé. Abdallah II parvient ainsi à faire oublier que sa légitimité est remise en cause au sein de son pays en se positionnant comme une pièce maîtresse de la paix au Proche-Orient. Barack Obama a d’ailleurs récemment remercié le roi pour son rôle dans les négociations [25] .

L’isolement diplomatique de la Syrie et le renversement de Hosni Moubarak : une aubaine pour la diplomatie jordanienne

Au IVème siècle avant Jésus-Christ, Aristote affirmait : « la nature a horreur du vide ». Or, c’est bien un vide diplomatique laissé par l’isolement du régime syrien et par le renversement de Moubarak qui est aujourd’hui exploité par la Jordanie. En effet, le roi jordanien a rencontré en quelques mois, plusieurs dirigeants internationaux de premier plan pour évoquer la question palestinienne, la situation en Syrie et plus généralement les soulèvements arabes. Abdullah II a ainsi rencontré Vladimir Poutine le 7 avril 2011, David Cameron le 12 mai et le 15 novembre, Angela Merkel le 29 novembre et Barack Obama le 17 mai 2011 [26] et le 17 janvier 2012 [27] . Il semblerait que le souverain jordanien régulièrement interrogé par les médias occidentaux [28] ait su se rendre indispensable dans l’analyse de la situation régionale et dans la médiation.

Par ailleurs, on constate que la Jordanie a, en 2011, renforcé ses liens avec l’Arabie Saoudite, grand rival de la Syrie dans la région. Le régime syrien étant neutralisé par les protestations, le royaume hachémite semble alors moins redouter la réaction de son voisin. Bien entendu, la Jordanie était déjà très proche de l’Arabie Saoudite avant le Printemps arabe. Cependant, la situation en Syrie a accéléré l’intégration du royaume dans un bloc pro-occidental composé des pays du Golfe et mené par l’Arabie Saoudite. Face à la répression en Syrie, les pays de ce bloc ont tour à tour coupé les ponts avec le régime de Bashar à l’image du Qatar qui a rappelé son ambassadeur le 18 juillet 2011. L’Arabie saoudite profite de la mise à l’index de la Syrie pour bâtir des alliances avec les pays de la région, tels que la Turquie ou le Qatar et pour renforcer des alliances déjà existantes comme celle avec la Jordanie. En effet, au sommet de Riyad le 10 mai 2011, le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) dominé par le royaume saoudien a créé la surprise en invitant la Jordanie ainsi que le Maroc à rejoindre l’organisation. Aussi, en juin 2011, l’Arabie Saoudite a-t-elle supprimé l’interdiction en vigueur depuis 21 ans [29] concernant l’importation de produits agricoles jordaniens. Enfin, au mois de juillet, elle a offert une aide d’un milliard de dollars [30] à la monarchie afin de relancer son économie.

Ainsi, le Printemps arabe et plus particulièrement la crise en Syrie permettent à la Jordanie de sortir de l’ « ombre diplomatique » de son grand voisin. La Jordanie cherche à combler le vide diplomatique lié à l’isolement du régime syrien dans la région. Les négociations israélo-palestiniennes dans lesquelles le royaume veut jouer un rôle de premier plan en est d’ailleurs le meilleur exemple. Alors que la Syrie de Bashar al-Assad était incontournable sur ce dossier avant le déclenchement du Printemps arabe, la demande unilatérale de Mahmoud Abbas a révélé l’affaiblissement récent de la capacité diplomatique syrienne.

[1« La Syrie promet de frapper "d’une main de fer" après un nouvel attentat suicide sanglant à Damas », El Watan, 5 janvier 2012

[2« La Syrie promet de frapper "d’une main de fer" après un nouvel attentat suicide sanglant à Damas », El Watan, 5 janvier 2012

[3« Un attentat-suicide sanglant frappe Damas, en Syrie », Le Monde, 6 janvier 2012

[4« Qatar PM : Arab League mission made ’mistakes’ in Syria », Al Ahramonline,5 janvier 2012

[5« Syria relaxes veil ban for teachers », The Guardian, 6 avril

[6« Des dizaines de milliers de Kurdes obtiennent la nationalité syrienne », France 24, 7 avril 2011

[7« Levée de l’état d’urgence en Syrie », RFI, 22 avril 2011

[8« Obama rejette la demande palestinienne », FTV, 22 septembre 2011

[9DONATI Caroline, L’exception syrienne, La découverte, 2009, p.178.

[10AJBAILI, « Palestinians flee refugee camp in Latakia under fire from Syrian troops », Al Arabiya, 15 aout 2011

[11« La répression syrienne opère sur plusieurs fronts », Le Figaro, 15 aout 2011

[12Ibidem

[13CLOAREC, LAURENCE, Le Moyen-Orient au 20e siècle, Armand Colin, 2009 P.220

[14Khaled Meshaal Live Blog, Al Jazeera, 6 janvier 2012

[15 « Le Hamas cherche son chemin international hors de Damas », Libération, 13 janvier 2012.

[16« Family of Hamas deputy chairman arrives in Cairo to seek new home », Egypt independent, 17 janvier 2012

[17« Abdallah II de Jordanie conseille à Bashar Al-Assad de "quitter le pouvoir" », Le Monde, 15 novembre 2011

[18La Jordanie a déjà été expérimenté la puissance de feu syrienne lorsque le régime d’Hafez al-Assad envahit une partie du pays lors de « septembre noir » en 1970.

[19« Jordan’s King Abdullah Meets Abbas in Ramallah Before Fatah-Hamas Talks », Bloomberg, 21 novembre 2011

[20« Le chef du Hamas Khaled Mechaal attendu dimanche en Jordanie », France 24, 24 janvier 2012

[21 « Israeli Leader Visits Jordan to Discuss Palestinian Issue », NY Times, 28 novembre 2011

[22HILAL, « Israeli-Palestinian talks in Jordan : Working hard at treading water », Foreign Policy, 5 janvier 2012

[23« Réunions d’Amman : Israël et Palestiniens échouent à combler leur "fossé" », France 24, 15 janvier 2012

[24GRESH, VIDAL, Les cents clés du proche orient, Pluriel, 2010 P.418

[25« Obama set to raise pressure on Syria, hails Jordan’s king for Mideast peace talks », Alarabiya, 18 janvier 2012

[26« La reprise des négociations israélo-palestiniennes est vitale selon Barack Obama », Euronews, 17 mai 2011

[27 « Obama et Abdallah II évoquent le processus de paix », L’Orient le jour, 17 janvier 2012

[28A l’image des interviews de la BBC du 14 novembre (cf. « Abdallah II de Jordanie conseille à Bashar Al-Assad de "quitter le pouvoir" », Le Monde, 15 novembre 2011). Et de l’interview de CNN (cf. « ’No one has any idea what to do about Syria,’ Jordan’s king warns », CNN, 7 novembre 2011)

[29« Saudi Arabia Lifts Ban on Jordanian Agricultural Produce », Bloomberg, 5 juin 2011

[30 « Saudi Arabia donates $1bn to boost Jordan », Al Jazeera, 26 juillet 2011