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And Patrick Habis

La fécondité du cinema israélien

Ronit Elkabetz: Actrice et réalisatrice

- Confluences :En mai 2005, neuf films israéliens ou franco-israéliens sont présentés dans des salles parisiennes. Rapporté au nombre d’habitants en Israël, ce chiffre est remarquable, d’autant plus qu’il s’agit d’un cinéma de qualité qui démontre une grande fécondité des réalisateurs israéliens. Est-ce que le cinéma israélien exporté – Avanim de Rafael Nadjari, Prendre femme de Ronit et Shlomi Elkabetz, La fiancée syrienne de Eran Riklis, Terre promise d’Amos Gitai, Tu marcheras sur l’eau d’Eytan Fox, Va, vis et deviens de Radu Mihaileanu, Mon Trésor de Keren Yedaya, Mur de Simone Bitton, Mariage tardif de Dover Koshashvili – reflète la production israélienne à usage interne ? Ces films font-ils l’objet de débats ou au contraire sont-ils confinés à ce que l’on appelait en France le cinéma d’art et d’essai ? En d’autres termes, y a-t-il une production cinématographique plus familialiste, plus traditionaliste, plus va-t-en guerre, à usage interne ? - Ronit Elkabetz : A mon sens, le cinéma israélien n’est pas un cinéma d’art et d’essai à proprement parler. Il n’est pas une expression réellement « artistique », ni même « populaire » dans l’acception qui lui est généralement donnée. De par sa nature, il serait plutôt expérimental car il s’agit d’un cinéma relativement jeune qui s’étend sur une période inférieure à celle écoulée depuis la création de l’Etat d’Israël. Pas vraiment populaire, il tente d’acquérir sa substance à travers les expériences personnelles qui sous-tendent l’intrigue. A l’époque où les productions israéliennes s’inspiraient du cinéma américain en s’exprimant par le biais du vécu local, elles échouèrent. Dès lors qu’il est resté fidèle à lui-même, aux sentiments et aux réalités tangibles, le cinéma local s’est perfectionné.

Vous pouvez vous procurer, en version numérique et en accès libre, cet article ou l’intégralité du Numéro 54 : Israël, l’enfermement sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2005-3.htm