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L’islamisme algérien et le sport : entre rhétorique et action

Youcef Fates: Docteur d’Etat en Science politique, maître de conférence HDR à l’université Paris X- Nanterre

Comme le dit Norbert Elias, la connaissance du sport est la clé de la connaissance de nos sociétés. Porteur de multiples enjeux, il cristallise un certain nombre de problèmes primordiaux de société qui n’ont pas échappé aux islamistes algériens post-indépendance, épigones des oulémas et successeurs de moindre niveau. Le sport s’avère être aussi un terrain de lutte pour une société islamique. Il est à la fois terrain d’interdits religieux et champ d’embrigadement et de socialisation des jeunes. Comment les questions que soulève cette activité ludique corporelle, futile, proche du laeb, du jeu, non sérieuse, vont-elles être abordées par l’islamisme algérien ? Sur le plan dogmatique, le Coran considère le jeu (ou amusement) « comme une expression particulièrement insidieuse de l’indifférence humaine à l’égard du véritable devoir de l’homme en ce monde qui est d’agir en vue de son salut dans l’autre monde ». Et l’on n’hésite pas à dire que le dédain du jeu manifesté dans l’enfance est le signe prémonitoire, annonciateur d’une grandeur future.

Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 50 : Sport et politique, sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2004-3.htm