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And Patrick Habis

L’Iran depuis la fin de la guerre froide : l’impossible quête d’une "démocratie islamique"

Après la fin de la Guerre froide (1991), on assiste à un premier aggiornamento des révolutionnaires iraniens islamistes sur la question de l’identité de leur Révolution. Plusieurs raisons expliquent ce questionnement : d’abord, la fin de la Guerre froide pose la problématique de la légitimité populaire de la théocratie islamiste dans une ère où la démocratisation apparaît comme l’horizon indépassable des systèmes politiques ; ensuite, avec la fin de la Première Guerre du Golfe (1980-1988), l’indispensable reconstruction économique du pays requiert une large participation de la population ; enfin, la réussite des réformes nécessite une détente dans les relations internationales du pays : ce sera donc la promotion du dialogue des civilisations à partir de 1997. Finalement, le fonctionnement autoritaire va perdurer ensuite. Cet article vise à clarifier les caractéristiques du paradoxe iranien : échec de la démocratisation du système politique théocratique et persistance d’un libéralisme persan.