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And Patrick Habis

Deux manifestations à Rabat : Entre consensus stratégique et consensus spontané

Souad Radi: Anthropologue
3 octobre 2011
Cet article est une photographie analytique des manifestations du 20 février et du 20 mars. L’analyse des slogans permet un décryptage des raisons de la contestation ainsi que certains compromis contestataires envisagés en vue de mobiliser le plus grand nombre de manifestants. Cet article montre également les évolutions du discours qui participent d’un jeu de miroir avec les annonces de réformes.

Le « Mouvement du 20 février » s’est fait connaître par une première série de manifestations qui se sont tenues au Maroc le dimanche 20 février et par plusieurs manifestations les dimanches d’après. Peu à peu, ce qui ne semblait au départ qu’une manifestation répondant à l’activité d’un réseau informel s’est structuré en un mouvement prenant des positions publiques. Rétrospectivement, il est apparu que même les manifestations du 20 février n’étaient pas seulement le produit de ce réseau. Il est évident que l’initiative de manifester a été prise parce que les événements de Tunisie et d’Egypte semblaient créer une structure d’opportunité pour ceux qui souhaitaient des réformes comme pour ceux qui cherchaient à contester le régime. La manifestation du 20 février a ainsi été préparée avec l’aide d’organisation comme l’AMDH (Association marocaine des droits humains) comme en témoigne la conférence de presse du 17 février portant sur la manifestation du 20 et organisée par l’AMDH. [1]

On ne proposera cependant pas de retracer l’histoire de la mise en forme de ce mouvement ni même de décrire l’ensemble des manifestations auxquelles il a appelé et qui ont souvent été différentes d’une ville à l’autre. On décrira seulement deux manifestations qui se sont tenues à Rabat le 20 février et le 20 mars, c’est-à-dire, pour l’une, au tout début du mouvement et, pour l’autre, après le discours du roi du 9 mars, annonçant une ample réforme constitutionnelle. Un intérêt tout particulier sera, tout d’abord, porté au contenu des revendications écrites sur les pancartes et sur les banderoles ainsi qu’aux marqueurs identitaires qui les accompagnent : drapeaux amazigh, Coran, photographies de figures de l’opposition politique. Ces revendications seront, ensuite comparées, à certaines caractéristiques de la réforme constitutionnelle. Il est, en effet, difficile d’isoler les deux processus, celui des manifestations (qui se succèdent jusqu’au lendemain du référendum sur la nouvelle Constitution) et celui de la réforme constitutionnelle elle-même, dans la mesure où elle est présentée comme une réponse à la crise que la succession des manifestations pourrait provoquer. De ce point de vue, on notera une forte correspondance entre les revendications et les points abordés par la Constitution, comme entre les questions que les revendications n’abordent pas et celles que la Constitution évite. Ce dernier point est sans doute le plus remarquable.

Les revendications

Ce qui est frappant, quand on considère les deux manifestations qui se sont tenues à Rabat, c’est la forte continuité entre les revendications, même si la deuxième manifestation présente une actualisation des demandes institutionnelles par rapport au discours royal du 9 mars. Dans la première manifestation, on remarquera, notamment, la forte présence d’une revendication de changement général par référence à la Tunisie et à l’Egypte : « Ô Tunisie, la révoltée ! Ô Egypte, la victorieuse ! A qui le tour ? » ; « Non au despotisme ! » ; « Le peuple veut faire tomber les corrompus » ; « Pour une rupture avec la dictature » ; « Ô tyran, écoute ce peuple qui ne veut pas se prosterner » ; « Le peuple veut faire tomber les corrompus » ; « Moubarak, 70 milliards et ici ? » ; « Le peuple veut faire tomber la corruption, le peuple veut réformer la constitution, le peuple veut la démocratie ». Les demandes ont volontairement un air de famille avec celles des manifestations tunisiennes et égyptiennes. Apparaissent, ensuite, des demandes politiques plus précises, ajustées à la situation marocaine : « La monarchie parlementaire est notre voix vers la démocratie » ; « Notre peuple veut une assemblée constituante pour un Maroc démocratique » ou plus explicitement : « Le roi ne doit pas gouverner ».

Lors de la manifestation du 20 mars, les demandes constitutionnelles sont plus précises (du moins par rapport au discours du roi), mais l’esprit général demeure le même. Une banderole énonce, lors de la manifestation : « Pour la construction d’une nation citoyenne démocratique. Nation de la citoyenneté et du renouveau qui sépare la religion de la politique ». Une autre dit : « Pour un Maroc libre et démocratique uni pour tous les Marocains indépendamment de leurs appartenances politiques et culturelles ». Des pancartes apportent des précisions potentiellement moins consensuelles : « Oui pour une monarchie parlementaire » voire même : « Assemblée constituant élue par le peuple » et « Assemblée constituante pour une constitution démocratique ». Certaines demandes sont plus précises encore : « Pour le renversement du gouvernement, la dissolution du Parlement, la constitution d’un gouvernement pour l’organisation de la période de préparation d’élections démocratiques, libres et impartiales ». Dans le même ordre d’idées, on pouvait aussi lire : « Nous voulons un gouvernement national émanant des urnes qui ait la compétence pour conduire la politique générale du pays et qui soit responsable de son exécution devant le Parlement et nous ne voulons pas d’un gouvernement de technocrates qui exécute les consignes royales et qui n’a ni légitimité politique ni légitimité populaire ».

Dans les deux manifestations, des pancartes établissent un lien direct entre la gouvernance (constitution, personnalités au pouvoir, etc.), la situation sociale et la corruption. Une banderole promenée le 20 février disait : « Oui – Enseignement, santé, emploi, habitat, droit, dignité. Non aux institutions illégitimes. Nous voulons une constitution digne de ce nom ». On pouvait lire aussi, le 20 mars : « 20 février, 20 mars, 20 avril, 20 mai… Jusqu’à la démocratie. Où est ma part de phosphate ? [2] Non à la corruption, non aux festivals. [3] Après dix-huit ans d’études, je suis chômeur ». Une pancarte portait : « La justice = 0 ; la liberté = 0 ; La Constitution = 0 ; l’emploi = 0 ; la santé = 0 ; l’enseignement = 0 ; la tyrannie = 20/20 ». Plus spécifiquement, une pancarte demandait : « Tous pour le jugement des responsables de la destruction de notre pays » avec son complément sur une autre « Le peuple veut faire tomber les corrompus ». Dans le même ordre d’idées, on trouvait aussi : « Non à la collusion du pouvoir et de la fortune » ou « Le peuple veut la démocratisation de l’économie ».

Le roi n’a jamais été mis en cause personnellement, lors des deux manifestations. En revanche, la monarchie gouvernante a été critiquée et un certain nombre de slogans génériques pouvaient parfaitement s’appliquer à lui. On trouvait, par exemple : «  ; « Ô tyran, écoute ce peuple qui ne veut pas se prosterner », déjà cité, « Non au despotisme » et « Ô oppresseur, ô dictateur, ton tour viendra ». Ces pancartes ne s’adressaient pas au gouvernement, puisque les mises en cause de celui-ci étaient explicites et souvent nominales, s’en prenant à la personne du Premier ministre. Elles ne portaient pas davantage sur l’appareil d’Etat dans son ensemble, puisque celui-ci était mis en cause en tant que « Makhzen ». Ces pancartes ne peuvent donc s’interpréter que comme une critique directe portée à la nature monarchique du régime. Il est possible qu’elles distinguent la personne (le roi Mohammed VI) du régime lui-même, condamnant ce dernier et non le roi ou, au contraire, qu’elles portent directement sur le roi mais de manière voilée, parce qu’une telle mise en cause paraît encore difficile à formuler. On notera, néanmoins, la présence de pancartes favorables au souverain : « Le roi est jeune. Il aime la jeunesse » ou « Ô roi, nous t’aimons. Voici nos demandes ».

On signalera, enfin, les demandes de libération en faveur des salafistes emprisonnés à la suite des attentats de Casablanca de mai 2003 ainsi que de nombreuses références, notamment, lors de la manifestation du 20 février, à des personnages historiques ou à des militants connus pour leur lutte en faveur de la démocratie et contre le régime monarchique. Les références à Ben Barka ou à Abdelkrim El Khattibi, l’homme de la République du Rif témoignent de la volonté d’inscrire les luttes présentes dans les luttes passées et donc d’affirmer indirectement la même identité du régime, malgré la transition de 1998 – l’ouverture aux partis d’opposition, notamment de gauche – et le changement de style de la monarchie, à partir de l’avènement de Mohammed VI.

Si l’on devait résumer les slogans et les revendications, on dirait qu’ils sont à la fois très larges et relativement focalisés. Ils sont très larges parce qu’ils portent sur la gouvernance, l’économie, la justice sociale, la vie quotidienne, qu’ils présentent des demandes précises aussi bien que très larges. Le droit à la dignité, plusieurs fois revendiqué, en est un exemple, puisqu’il évoque aussi bien l’état du citoyen dans ses rapports avec l’administration que dans sa situation économique et dans sa relation générique au gouvernement. On peut, en effet, considérer que le chômage met en cause la dignité de la personne, que la petite corruption endémique dans l’administration le fait également ou que le gouvernement monarchique est une atteinte à la dignité du citoyen, puisqu’il se trouve gouverné par un Chef d’Etat qui ne dépend pas de lui. Le caractère polysémique du terme lui permet donc d’agréger des revendications très différentes. Il n’est pas certain, en effet, que ceux qui se plaignent de l’administration ou de l’état de la vie quotidienne pour les défavorisés aient nécessairement en tête une critique républicaine de la monarchie. Pareillement, la corruption peut s’entendre de différentes manières. Il peut s’agir de la corruption à laquelle on est exposé quotidiennement lors de la moindre démarche, aussi bien dans le privé que dans le public, ou de la corruption des classes dirigeantes et, plus spécifiquement, de l’entourage royal. Les mises en causes du Secrétaire particulier du roi ou de l’ « ami du roi », Fouad El Himma, fondateur du Parti Authenticité et Modernité (PAM), largement décrié, en sont deux exemples. Si les domaines couverts par les slogans et les revendications sont larges, il est donc clair que l’usage de mots-valises comme « dignité » et « corruption » permet, au contraire, de donner une impression d’unité à l’ensemble, l’impression que le problème, malgré les différences d’échelles, est le même. L’imputation de la responsabilité de tout ce qui ne va pas à l’organisation politique – que l’on parle du gouvernement, de la nécessité d’une constitution « démocratique » – propose une cause unique aux maux les plus divers. Elle créé une confusion entre les systèmes de cause. Du coup, l’ensemble de ce qui ne va pas peut être réduit à une formule politique : la manière dont le Maroc est gouverné.

Les convergences entre les revendications et le processus constitutionnel

Ainsi, malgré l’apparente hétérogénéité des demandes, les manifestations du 20 février et du 20 mars ont en commun de s’orienter vers une demande constitutionnelle, c’est-à-dire, pour les manifestants, de démocratisation. C’est ce qui explique la focalisation des différentes revendications sur la causalité politique. Cette orientation politique apparaît davantage lorsqu’on considère les slogans et les revendications écartées des pancartes et des banderoles. Il était de notoriété publique que certains des initiateurs de la manifestation et, par la suite, du Mouvement du 20 février avaient appartenu au MALI (Mouvement alternatif pour les libertés individuelles), mouvement qui revendique la liberté de ne pas jeûner sans avoir à le cacher et sans risquer une sanction pénale. Pourtant, la question de la liberté religieuse, de la liberté de croyance (et donc de ne pas croire) n’a jamais été évoquée par les manifestants ni d’autres libertés individuelles de nature privée (le droit des homosexuels par exemple). La question spécifique du droit à l’héritage des femmes n’a pas été évoquée non plus. Ces libertés et ces droits sont pourtant clairement revendiqués par de nombreux libéraux marocains. En somme, ce qui a été mis en avant avait trait à ce qui pouvait être politiquement partageable et ce qui a été écarté était ce qui ne pouvait pas l’être. Les organisateurs souhaitaient que la manifestation puisse donner l’image d’une attente unanime. De fait, elle intégra notamment les salafistes et les membres de l’organisation Justice et Bienfaisance du cheikh Yacine, vieil opposant avec sa fille, Nadia, à la monarchie. Une telle intégration – comme la volonté de paraître représenter le peuple unanimement – impliquait l’exclusion de tout ce qui avait trait à la religion. Même l’abolition de la peine de mort, à laquelle les libéraux sont extrêmement attachés ne fut pas évoquée. Il est clair qu’autrement les salafistes et le mouvement de cheikh Yacine n’auraient pas participé aux manifestations.

Cette première convergence des exclusions est trop manifeste et trop éloignée des positions normales des acteurs concernés pour ne pas être le fruit d’une tactique. Mais ce qui est intéressant, parce que d’une certaine manière moins prévisible, c’est la convergence entre les exclusions du texte constitutionnel et les exclusions des demandes des manifestants, telles que je viens de les décrire. La Constitution, qui a été présentée lors du référendum du 1er juillet 2011 excluait aussi ce qui avait trait à la liberté de croyance, réaffirmait la nature religieuse de l’Etat et évitait l’abolition explicite de la peine de mort. La même prudence a ainsi significativement prévalu chez les différents rédacteurs du projet constitutionnel et chez les initiateurs des manifestations du 20 février et des dimanches qui suivirent. Inversement, la même orientation a été donnée en ce qui concerne l’organisation du gouvernement même si, bien sûr, la version du texte constitutionnel tente de proposer un gouvernement parlementaire en même temps qu’un gouvernement où le roi dispose de véritables pouvoirs d’arbitrages. Les manifestants du 20 février demandaient, eux, un régime où le roi ne ferait rien et ne serait rien sinon un symbole. Quoiqu’il en soit, ces exclusions et cette ouverture allant dans le sens des revendications de la première manifestation, montrent bien que le mouvement du 20 février, en dépit d’une posture initialement très critique, ne peut ignorer les contingences de la politique et de la société marocaine : la critique du roi est toujours indirecte même si la monarchie est bel et bien ciblée ; le respect de la religion est total même si une partie des initiateurs sont partisans de l’inclusion de la liberté de croyance dans le domaine des libertés individuelles reconnues. De ce point de vue, il semble que les manifestants du 20 février et les organisateurs des manifestations soient soumis à une tension non négligeable entre leurs idéaux de départ et leurs objectifs politiques : rassembler contre la forme du régime. La liberté de manœuvre des manifestants égyptiens était bien plus grande, puisqu’ils pouvaient s’en prendre nommément au chef de l’Etat ; mais leur focalisation sur celui-ci faisait qu’ils ne se préoccupaient pas non plus de la religion. Cette exclusion de la religion et d’une mise en cause frontale de la monarchie a ainsi abouti à ce qu’il ne soit pas question, dans les slogans et les revendications des deux premières manifestations, de la Commanderie des croyants attribuée sans précisions par la précédente Constitution au roi, et ceci, malgré le fait que les manifestants appartenant à l’organisation du cheikh Yacine comme ceux venant de la gauche radicale, ou se situant plus ou moins dans sa mouvance, y fussent également opposés.

Notons une dernière convergence, celle portant sur le statut de l’Amazigh, c’est-à-dire de la langue berbère. Plusieurs pancartes et banderoles revendiquaient sa reconnaissance, certaines étant même rédigées en berbère. Sur ce point aussi, le discours du roi du 9 mars avait été clair et c’est, semble-t-il, sur ce seul point que la monarchie est intervenue directement auprès de la commission chargée de préparer le projet constitutionnel, afin que l’Amazigh figure bien comme « langue officielle » et non comme « langue nationale ».

Remarques conclusives

Ce qui frappe paradoxalement dans les manifestations du 20 février et du 20 mars, comme dans la réforme constitutionnelle qui a suivi, c’est tout d’abord un cadrage convergent du domaine du réformable et, cependant, la radicalité des slogans qui semble à l’opposé de cette convergence. Les slogans sont radicaux, non parce qu’ils s’en prendraient directement au roi – on a vu que ce n’était pas le cas – mais parce qu’ils font découler tous les maux du fait que la monarchie soit gouvernante aussi bien que régnante. En faisant la somme de tout ce qui ne va pas, on en arrive toujours à cette imputation, quel que soit le domaine du dysfonctionnement. Ce qui frappe, ensuite, c’est la différence de traitement entre la religion et la politique. La religion n’est pas abordée alors que l’initiative des manifestations revient à des libéraux clairement partisans de la liberté religieuse (donc notamment de la liberté de ne pas croire, de croire autre chose et de pouvoir le dire). Ces derniers ont fait l’analyse que la contestation du gouvernement pouvait être plus consensuelle que la contestation de la religion, voire même simplement du conformisme religieux. Il s’agit d’un calcul politique. Ce calcul politique a permis d’augmenter le nombre et la diversité des manifestants. Il explique les Coran brandis par certains et la présence de nombreuses femmes voilées.

Si l’on compare, maintenant, le contenu des slogans et des revendications entre les deux manifestations, on s’aperçoit d’une forte continuité avec, toutefois, une divergence : apparaissent dans la seconde manifestation des slogans et des revendications répondant directement au discours du 9 mars. Ils condamnent la forme adoptée pour la réforme constitutionnelle, c’est-à-dire la réunion d’une commission plutôt que d’une assemblée constituante. Cette dernière revendication présente la caractéristique d’être une revendication de principe portant sur la forme et non sur le contenu. Au prétexte qu’une constituante serait plus démocratique, elle permet de critiquer une nouvelle fois le régime et d’attaquer indirectement le rôle leader du roi. Par ailleurs, on retrouve la même forme d’argumentation fondée sur l’attribution de tous les maux à une cause unique : le caractère exécutif de la monarchie et, maintenant, la forme choisie pour la révision. De telles manières de procéder facilitent la solidarité des manifestants, puisqu’il ne s’agit pas de partager des arguments et des propositions mais des refus et des condamnations ou des préférences générales comme la démocratie ou la liberté, sans entrer dans une querelle sur les contenus.

Les manifestations se sont prolongées après le 20 mars et au lendemain du référendum du 1er juillet, sans peser véritablement ni sur le processus électoral ni sur son résultat. Le Mouvement du 20 février avait appelé à l’abstention plutôt qu’à voter contre. C’est dans le cours des choses, dans les mois à venir que l’on verra ce qu’il en est du destin de cette mobilisation, avec la mise en place du nouvel ordre politique marocain.

[1Voir la conférence de presse sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=-i9mEB_sWnw&feature=related

[2 Allusion aux phosphates, l’une des richesses du pays, exploitée par l’Office chérifien des phosphates (OCP).

[3Allusion notamment au festival de musique Mawazine qui se tient à Rabat et dont l’organisateur est le secrétaire particulier du roi considéré comme le gestionnaire de ses biens. Une campagne visait à ce moment à obtenir l’annulation du festival au prétexte qu’il est financé par les ressources publiques. Ce festival attire beaucoup de monde et présente de nombreux artistes internationaux.