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Aux antipodes de l’État-nation : le monde pluriel des Ottomans

François Georgeon: Directeur de recherche émérite au CNRS ; Auteur de : « Sous le signe des réformes. Etat et société de l’Empire ottoman à la Turquie kémaliste (1789-1939) », Istanbul, Editions Isis.

Un « Etat vaste et composé de plusieurs peuples », telle est la définition du mot « Empire » que proposait le grammairien français Gabriel Gérard en 1718. Dans sa simplicité, elle correspond bien à la situation de l’Empire ottoman de la même époque. Un vaste Etat, l’Empire l’est assurément au début du XVIII e siècle. Il s’étend des Balkans au Caucase, de la mer Noire à la mer Rouge, du golfe Persique au Maghreb, contrôlant ainsi la mer Noire et la Méditerranée centrale et orientale. Quant aux peuples qui le composent, ils sont sans conteste « plusieurs ». Inutile de les énumérer ici : il suffit de constater sur la carte d’aujourd’hui combien d’Etats, censés représenter chacun « un peuple » – c’est le principe même de l’Etat nation –, ont succédé à l’Empire ottoman : pas moins de vingt-et-un allant de la Serbie au Koweit et de l’Irak à l’Algérie. L’Empire mosaïque a fait place à une mosaïque d’Etats. Comment en est-on arrivé là ? Comment le monde pluriel des Ottomans a-t-il disparu ?

Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 73 : Nations et territoire : quelles institutions ?, sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2010-2.htm