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Arte flamenco – Regards croisés

Serge Airoldi, Juan José Tellez Rubio, Arte flamenco – Regards croisés,Ed Gaïa, 2008, 198 p.

Longtemps journaliste au grand quotidien régional Sud-Ouest, Serge Airoldi a aussi publié de nombreuses nouvelles. Juan José Tellez Rubio est un journaliste, écrivain, poète, natif d’Algésiras. Serge Airoldi écrit en français avec une traduction espagnole insérée page par page. Juan José Tellez Rubio écrit en espagnol avec sa traduction en français à la fin de son article. Les deux écrivains se penchent à leur façon sur les vingt ans du festival Arte Flamenco de Mont de Marsan, d’où la coédition de ce magnifique ouvrage illustré de centaines de photos, avec le Conseil général des Landes.

et les Landes, empreints de saveurs, d’odeurs, au gré des tavernes, des bars et des ruelles. Il nous parle de ses rencontres avec ces chanteurs et chanteuses de flamenco et tire des portraits pleins de tendresse de ces artistes, racontant leurs vies, leurs peines, leurs errances sans frontières, leurs espoirs. Des Espagnols andalous, des Gitans, tous unis dans la même communion pour cette musique de souffrance. Au gré de ces rencontres, Serge Airoldi écrit au détour d’un page : « Manuel m’a fait comprendre ce à quoi des dizaines d’essais philosophiques n’étaient pas parvenus ». Tout est dit.

Dans la seconde partie de l’ouvrage, Juan José Tellez Rubio dresse le portrait de trente-deux grands du flamenco, ayant tous participé au festival de Mont-de-Marsan. Il ne s’agit pas de simples biographies officielles et froides, mais de portraits fait à la façon d’un peintre, entre Goya, les impressionnistes ou les pointillistes, des portraits faits de poésie, d’anecdotes, d’histoires, de chemins croisés. Sur le plus connu d’entre eux chez les profanes, Antonio Canales, l’auteur écrit : « Quand José Menese a comparé les bailaores (danseurs) avec les karatékas, nul doute qu’il pensait à Antonio Canales ».