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A feu et à sang

Manuel Chaves Nogales, A feu et à sang, Paris, ed. Quai Voltaire, 2011, 265 p.


L’auteur est né à Séville en 1897, d’un père journaliste andalou. En 1920, il travaille au journal madrilène Estampa, puis en 1930 dirige le journal Ahora. Il y publie des reportages critiques sur l’URSS et l’Allemagne nazie. Exilé en France, il écrit un ouvrage sur la défaite de la France en juin 1940. Il passe en Angleterre, où il meurt à Londres en 1944 à l’âge de 47 ans.

Cet ouvrage est un recueil de neuf nouvelles. Quoiqu’elles relatent les aventures invraisemblables de personnages inconcevables, ces nouvelles ne sont pas l’oeuvre de l’imagination, ni de la fantaisie pure. Chaque épisode est inspiré de faits rigoureusement véridiques. Chaque héros possède une existence réelle et une personnalité authentique.

L’auteur s’exile dès 1937 en France, où il commence à écrire son livre. Il n’a aucune sympathie pour les franquistes, les réquétés, les troupes marocaines, mais aussi pour les staliniens et une partie des anarchistes dévoyés. Plein de dépit à leur endroit, il écrit : « Idiots et assassins ont surgi avec une égale profusion et agi avec une égale intensité dans les deux camps qui se sont partagés l’Espagne ». Avec une grande lucidité et une impartialité exemplaire, Manuel Chaves Nogales montre jusqu’où la bêtise et la cruauté peuvent entraîner les hommes. Cet ouvrage n’a été finalement traduit en français qu’en 2011.

Les neufs nouvelles sont : Massacre, La geste des cavaliers, Au loin une petite lueur, La colonne de fer, Le trésor de Briesca, Les guerriers marocains, Vive la mort, Bigornia, Conseil ouvrier.