Suivez nous!

Dernier Numéro

design by Studio4u
And Patrick Habis

Analyses en ligne

archives

Dernier numéro paru

N° 96 - Hiver 2015 - 2016

La politique française au Moyen-Orient

La conduite de la politique étrangère est un exercice d’une grande complexité sans doute davantage encore lorsqu’il s’agit d’une région aussi tourmentée que le Moyen-Orient aujourd’hui. Pour l’appréhender il faut analyser une multiplicité d’éléments qui interagissent les uns avec les autres.

D’abord les centres de décision. Sous la Ve république tout paraît simple puisque tout doit remonter au chef de l’Etat qui, en dernière instance, décide. En réalité, ce serait sous-estimer le poids des autres institutions impliquées dans l’élaboration de la politique étrangère : le Quai d’Orsay, le ministère de la Défense et même, pour certains dossiers, celui de l’Intérieur, sans oublier Matignon. Au sein de ces institutions comme à l’Elysée, il faut alors tenir compte des affinités politiques et idéologiques entre les hauts fonctionnaires qui tiennent les postes clés et veulent être en situation d’infléchir les décisions majeures. Il y a donc en permanence des jeux d’influence souvent déterminants et toujours soumis à de multiples formes de pressions extérieures. La position française à l’égard de l’Iran pendant plusieurs années, au moins jusqu’à la signature de l’acccord sur le nucléaire en juillet 2015, s’explique en partie par ces réseaux d’influence idéologiquement hostiles à Téhéran. Le Livre blanc de la Défense de 2013 en est une des manifestations les plus marquantes puisque le texte censé penser la politique française de défense des cinq années à venir présente ce pays comme « une menace » sans la moindre nuance et sans tenir compte des rapports de l’AIEA.

La politique française au Moyen-Orient

Confluences vous recommande un livre

archives

Numéros parus

À venir à l'iReMMO

Université Populaire
Les vidéos de l’iReMMO

Voir ou revoir les différentes conférences de l’iReMMO

iReMMO

Appel à contribution.

La rivalité entre l’Iran et l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient

Pour parution premier trimestre 2016
Sous la responsabilité d’Agnès Levallois et Clément Therme

Ce numéro de Confluences Méditerranée vise à analyser les conséquences pour la stabilité du Moyen-Orient de la rivalité entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. Il s’agira à partir d’une analyse des différents foyers de crises régionales (Syrie, Liban, Irak, Yémen, Bahreïn) de mettre en évidence les causes locales et externes de ces théâtres d’affrontement. Au-delà de cette étude détaillée des facteurs endogènes et exogènes des crises moyen-orientales, il convient de réfléchir à l’instrumentalisation des facteurs religieux par les deux grandes puissances régionales que sont l’Iran et l’Arabie Saoudite. Dans ce contexte de polarisation des sociétés moyen-orientales, l’influence politico-religieuse de Téhéran et Ryadh apparaît déterminante à la fois s’agissant de l’accroissement des tensions identitaires mais aussi dans la perspective d’un règlement politique des crises. Les ramifications de ces conflits ne sont plus seulement locales ou régionales mais de plus en plus internationales avec l’implication ou la non intervention politico-stratégique d’acteurs extérieures à la zone. In fine, il apparaît donc nécessaire d’inscrire la rivalité irano-saoudienne dans le cadre d’une analyse de leurs relations respectives avec des acteurs externes à la zone qu’il s’agisse des Etats-Unis, de la Russie ou, dans une moindre mesure, de la France.